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Quand le printemps s’immisce en nous : Renaître après l’épuisement

  • celiavigourouxpsyc
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Il y a des moments dans la vie où tout semble s’être arrêté. Où l’on avance comme dans un hiver intérieur : ralenti, vidé, parfois même gelé. Et puis, sans prévenir, quelque chose recommence à germer, à bouger. Un souffle. Une sensation. Un élan minuscule.


Le printemps arrive toujours avant nous. Il se glisse dans la lumière, dans les interstices, dans l’air, dans les bourgeons… bien avant que nous soyons prêts à éclore.

Et c’est peut-être cela, la première invitation de cette saison qu’est le printemps : laisser revenir la vie même si elle revient tout doucement.




Quand la nature nous montre comment guérir


La nature ne force rien. Elle sait la patience. Elle ne tire pas sur les branches pour les faire pousser plus vite. Elle attend que les conditions soient réunies : chaleur, lumière, sécurité.


Il suffit d’entrer dans une forêt pour sentir que quelque chose en nous se remet en mouvement.

Les recherches le montrent : marcher en forêt réduit le cortisol, apaise le système nerveux, stimule la créativité, améliore la mémoire, et active les zones du cerveau liées à la régulation émotionnelle.



La nature agit comme un réglage naturel : elle ralentit ce qui va trop vite, elle réveille ce qui s’était endormi, elle remet du lien là où tout était fragmenté.


En Gestalt, nous dirions qu’elle élargit notre champ. Elle nous offre un environnement secure où nos sensations peuvent enfin s'exprimer, où notre organisme peut se réorganiser, où notre présence peut se déposer.


Après une phase d’épuisement ou « burn out », tant personnel que professionnel, nous sommes exactement dans ce même mouvement. Nous avons besoin de :

  • retrouver un sol stable,

  • sentir nos appuis,

  • laisser revenir l’énergie,

  • accueillir ce qui est là, même si c’est fragile.


Le printemps nous rappelle que la renaissance n’est jamais brutale. Elle commence par un frémissement.


C’est ce que nous appelons le cycle de l’expérience en Gestalt thérapie : sentir, prendre conscience, mobiliser, agir, intégrer. Un cycle que l’épuisement a souvent interrompu, mais que la nature — et notre corps — savent parfaitement relancer dès qu’on leur en laisse la possibilité.



Accepter ce qui est : la clé du renouveau


La nature ne résiste pas à l’hiver. Elle l’accueille, elle s’y adapte, elle s’y dépose et se repose. Puis elle renaît.

En Gestalt, l’acceptation est un point d’appui. Un mouvement de création, une pulsion intrinsèque qui choisit la Vie, et nous pousse à reconnecter à l’abondance et à la joie.



Accepter, c’est reconnaître :

  • ce qui est déjà là présent en moi maintenant,

  • ce qui ne peut plus continuer et demande à être dépouillé,

  • ce qui demande du temps,

  • ce qui peut être transformé.


C’est un mouvement intérieur qui adoucit, qui ouvre, qui libère. Qui crée un espace plus vaste où accueillir de nouvelles choses. Et c’est un premier pas vers un renouvellement de soi plus juste.


La forêt peut nous aider à sentir cela. Et ce n’est pas un hasard : les arbres émettent des molécules chimiques, les phytoncides, qui renforcent l’immunité et diminuent l’activité de l’amygdale, la zone du cerveau liée à nos peurs et au stress.



Revenir à soi : sentir, choisir, agir autrement


Le printemps, lui, nous invite à revenir au contact : avec notre corps, avec nos sensations, avec ce qui nous fait du bien, avec ce que nous ne voulons plus.


La marche en forêt active les deux hémisphères du cerveau, comme une forme de synchronisation bilatérale naturelle. Elle invite à remettre du mouvement là où ça s'est figé. Elle nous reconnecte à nos besoins.


En Gestalt, nous explorons ce mouvement avec douceur : où ça bloque, pourquoi ça bloque, et comment retrouver un chemin plus vivant.

Ce n’est pas une reconstruction “comme avant”. C’est une reconstruction autrement, nourrie d’ajustement créateur.



La nature ne garde pas tout. Elle laisse mourir ce qui doit mourir, elle nourrit ce qui doit grandir.

Qu’est-ce que je veux faire grandir dans ma vie maintenant ?

Qu’est-ce que je peux enfin laisser derrière moi ?

C’est un travail de clarté, de choix, de responsabilité douce, qui redonne du pouvoir et ouvre le champ des possibles.



Un printemps intérieur : renaître autrement


L’hiver intérieur n’est pas une fin. C’est un passage. Un changement de saison.

La nature nous montre que la vie revient toujours. Pas comme avant. Mais souvent plus juste, plus alignée.


Et c’est ce mouvement-là que j’accompagne au sein de mon cabinet : celui d’un printemps intérieur qui se réveille, d’une vitalité qui revient, d’un chemin qui se redessine petit à petit.


Parce que parfois, le plus beau printemps de notre vie commence là où l’on pensait que tout s’était arrêté.



 
 
 

4 commentaires


Farnaz Montreuil
Farnaz Montreuil
il y a 21 heures

Très inspirant ! Je retiens un message fondamental qui est que comme chaque saison de la nature, celles de notre être sont aussi indispensables à notre vie. Inspirons-nous des raisons d’être de chaque saison pour en profiter pleinement quand elle arrive en nous.

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celiavigourouxpsyc
il y a 8 heures
En réponse à

Merci Farnaz pour ce joli commentaire où vous mettez en lumière la raison d’être essentiel de la saisonnalité dans nos vies.

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Sandy Livoireau
Sandy Livoireau
il y a un jour

Renoncer pour mieux redémarrer, très inspirant 🙏

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celiavigourouxpsyc
il y a 8 heures
En réponse à

Merci pour ce commentaire, ravie que ce texte eut été inspirant.

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